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FOUZILHON un îlot pour les...

FOUZILHON UN ÎLOT POUR LES OISEAUX

Reportage numéro 1

(Tous les textes sont de Danièle Boone, extraits du livre « Sauvons les oiseaux »)

Chaque printemps le chœur des oiseaux amoureux résonne, harmonieux et gai c'est toujours le même émerveillement. Mais chaque année cette musique se fait plus discrète. Serait-il possible qu'un jour elle s'arrête ? C'est désormais le scénario le plus probable.

Partout dans le monde le constat est le même : plus du tiers des oiseaux ont disparu en 25 ans, avec une accélération ces dernières années. Même des oiseaux communs ont rejoint la liste des oiseaux menacés d'extinction, comme les perdrix grises (-90%), ou les alouettes (-50 %). S'il est déjà trop tard pour certaines espèces, on peut encore inverser la tendance. Assurer l'accueil des oiseaux et bannir tous les biocides sont les actions nécessaires pour que nos enfants puissent connaître encore le bonheur d'écouter les chœurs d'oiseaux au printemps et d'être éblouis par leurs ballets aériens.

Réagissons ! Retroussons nos manches au quotidien dès maintenant ! Sauvons les oiseaux !!!

LE PROJET Fouzilhon, « Un Îlot pour les oiseaux » qu'est-ce que c'est ?

Nous avons la chance d'avoir un village préservé dans lequel la nature est très présente. Nous désirons protéger et favoriser la biodiversité sur les espaces verts du village et étudions la possibilité de créer un refuge LPO au niveau du cadran solaire et son rocher, un espace naturel qui a beaucoup de potentiel. Nous avons rencontré deux fois le directeur de la LPO Occitanie et sommes en train de créer un joli projet qui sera ponctué d'animations pédagogiques et ludiques ouvertes à tous les âges !

Afin de lancer le projet, la mairie est heureuse de vous inviter à une conférence donnée par Thomas Marchall, animateur et éducateur à l'environnement de la LPO Occitanie.


POUR MIEUX PROTEGER LA NATURE IL FAUT APPRENDRE A LA CONNAITRE...

CONFERENCE

"Connaissez-vous les oiseaux de Fouzilhon?

Samedi 6 mars à 17h

au Théâtre de pierres

(événement susceptible d'être annulé en fonction des directives gouvernementales des prochains mois)

 

Concours :

Celui qui viendra avec la plus longue liste d'oiseaux vus à Fouzilhon remportera une petite surprise! Préparez une liste avec votre nom et prénom et amenez-la lors de la soirée !


Dans ce numéro et les suivants nous vous proposons de découvrir :

Les 10 actions pour sauver les oiseaux de Danièle Boone !!!

 

ACTION 1. Accueillez les oiseaux dans votre jardin ou sur votre balcon

La superficie cumulée de nos jardins est plus grande que celle de l'ensemble des réserves naturelles de France, ce qui représente une incroyable zone de refuge pour les oiseaux. lorsqu'on a la chance d'avoir un jardin, le geste le plus simple, le plus respectueux et le plus efficace est d'intervenir le moins possible et bien sûr n'utiliser aucun pesticide.

Laissez la pelouse s'ensauvager de quelques pissenlits, ombellifères, chardons et autres graminées et laissez les plantes monter en graines dans le potager, tout cela fera le bonheur des chardonnerets et autres granivores. Ne ramassez pas les feuilles mortes au pied des arbres : les merles et les grives y dénicheront insectes et vers de terre. Oubliez aussi quelques pommes sur les branches et au sol : elles ne seront pas perdues ! Vous pouvez également aménager votre balcon avec des abris, nichoirs, mangeoires, abreuvoirs-baignoires et la plantation dans des jardinières de  bourrache blanche, sauge officinal, centaurée...

Vous pouvez faire de votre jardin ou balcon Un Refuge LPO et rejoindre ainsi le 1er réseau de jardins écologiques en France avec plus de 33 000 terrains. En Occitanie 3325 refuges LPO ont été créés représentant 7289 ha. Ce sont 2826 jardins, 72 balcons, 390 établissements pédagogiques (collèges, lycées etc), 20 espaces verts de collectivités locales ou territoriales, 17 sièges d'entreprise. Plus d'informations sur occitanie.lpo.fr

ACTION 2. Préservez les haies

La haie est un formidable refuge pour la vie sauvage à tous les étages, sa sauvegarde est essentielle pour la protection des oiseaux et de la faune en général.

Créée par l'homme il y a des siècles , la haie sert à délimiter les champs mais aussi à protéger les cultures contre le vent et les inondations, à réguler les températures, à éponger les pollutions, à préserver l'humidité lors d'épisodes de sécheresse et à éviter l'érosion des sols. De plus elle est un espace d'alimentation, de reproduction, d'hivernage, de mobilité et de transit. Près de 70% des 2 millions de km de haies présents en France au début du siècle  ont été détruits, privant ainsi d'habitat une grosse partie de la faune sauvage. La problématique des chemins bordés d'arbres est la même.

Vous pouvez planter une haie variée avec des arbustes et des arbres de la région adaptés à la faune sauvage locale ; sureau noir, sorbier des oiseleurs, prunellier, viorne, aubépine, houx, noisetier, néflier... Vous offrez ainsi le gîte et le couvert à tout un tas d'animaux ! A l'automne, les fruits et les baies de la haie sont une manne pour les oiseaux migrateurs qui ont besoin de recharger leurs batteries pour un long voyage : de vrais restoroutes !

Pas de taille au printemps pour les oiseaux svp !

En effet, c’est la pleine saison de nidification chez les oiseaux et la plupart utilisent les enfourchures des branches pour accrocher leurs nids. Afin de ne pas déranger les couvées, il est recommandé de ne pas couper les haies ni d’élaguer arbres et arbustes à cette saison mais d’attendre l’envol des derniers oisillons à la fin de l’été, c’est à dire fin juillet (au plus tôt).

La taille de haie et l’élagage des arbres se pratique traditionnellement avant la monté de sève, c’est à dire en hiver, idéalement pendant les mois de novembre et décembre.

Les prochaines actions conseillées par la LPO, au prochain numéro !

Les oiseaux vous remercient !


 

A chaque numéro son oiseau !!!

Zoom sur l'HIRONDELLE, le symbole du printemps !

Une espèce protégée

40 % des hirondelles ont disparu en France en 20 ans, et 50 % à l'échelle de l'Europe. C'est une vraie hécatombe. Surtout pour l'hirondelle rustique, la plus commune en France. Le recul du monde paysan avec ses bâtisses traditionnelles y est pour beaucoup. Les granges, les étables, les cabanes de jardin sont de plus en plus fermées, les hirondelles rustiques qui y nichaient ne trouvent plus de bâtiments ouverts ou entr'ouverts dans lesquels s'installer. Quand aux résidences secondaires, les volets se ferment et le soucis de la propreté l'emporte. Les pesticides sont également fatals aux hirondelles, on en retrouve des traces jusque dans les œufs ! Et puis il y a la migration, elles ont de plus en plus de mal à survivre au voyage. À cause des sécheresses en Afrique, elles repartent de plus en plus affaiblies. Elles ne boivent pas assez. Elles doivent quand même traverser le Sahara pour revenir en France ; certaines n'y arrivent pas.

Comment construit-elle son nid ?

L'hirondelle prend de la boue à terre. Puis, elle se sert de son bec comme d'une truelle, projette une petite boulette de terre molle contre la paroi du mur. Cette maçonnerie lui prend de 10 à 15 jours. Une fois sec, le nid devient très dur. Elle garnit le nid de fines plumes qu'elle récupère dans les poulaillers. Bien souvent, la femelle aide le mâle à la construction du nid qui a lieu mi-avril.

Faut-il détruire les vieux nids à l’automne ?

 

Non au contraire, les couples d'hirondelles sont fidèles à leur site de reproduction et reviennent d’année en année nicher au même endroit. C’est donc un grand service que vous rendez en laissant intacts les nids qu’elles ont construits les années précédentes. Vous évitez ainsi à ces oiseaux qui reviennent d’un long voyage en Afrique une dépense supplémentaire d’énergie que constitue la construction d’un nouveau nid. Statistiquement, un adulte sur deux de l’année précédente est mort au cours de la migration, ainsi il est probable que le couple qui reviendra s’installer chez vous cette année soit pas exactement le même. En effet un des deux partenaires ne sera peut-être plus le même, ou bien ce sera un des jeunes nés dans le nid qui prendra la place de ses géniteurs.

Comment se passe la migration ?

Après avoir réalisé deux couvées chez nous, la famille rejoint fin août de grands rassemblements migratoires de 500 à plusieurs milliers d'individus pour partir vers l'Afrique. Si la météo est favorable, elles font des petites étapes de 150 km ; dans le cas contraire, elles peuvent faire des étapes de 500 à 600 km. Elles descendent par les cols pyrénéens, l'Espagne et les Baléares. De là, elles rejoignent le Maroc et l'Algérie, continuent par la Mauritanie. Des oiseaux bagués en France ont été retrouvés en Guinée, Libéria, Côte d'Ivoire, jusqu'au Gabon et au Congo. 7000 km ! Mais d'autres hirondelles parcourent des distances plus longues. Les hirondelles russes et anglaises descendent jusqu'en Afrique du sud, ce qui correspond à 12000 km.

 

Comment les aider ?

Si vous détenez un garage, une grange, une cabane de jardin, alors vous pouvez créer une ouverture horizontale de 12 x 8 cm dans la porte ou bien la laisser entr'ouverte ou encore enlever le carreau d'une fenêtre, cela leur permettra d'entrer et sortir à leur guise et de se reproduire tranquillement. Pour éviter les salissures, installez une plaquette sous les nids pour recueillir les fientes et utilisez ce guano, c'est un excellent engrais ! Vous pouvez aussi aménager une mare où l'oiseau trouvera de la boue pour son nid, des insectes volants pour se nourrir et de quoi s'abreuver.

Les premières hirondelles qui arrivent au mois d'avril sont des mâles qui viennent repérer les meilleurs sites de nidification encore disponibles, alors soyez prêts !!! L'hirondelle c'est l'oiseau porte-bonheur !!!

Le secrétariat de la mairie est ouvert :

- Lundi et Jeudi de 13H30 à 18H
- Mardi et Mercredi de 8H30 à 13H
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